7Harvests Avis 2026
- Écrit par
- Silvere
- •
- 8 octobre 2026
7Harvests est une plateforme de crowdlending sur laquelle des investisseurs particuliers financent des emprunteurs européens par le biais de créances cédées par la plateforme. Ces investisseurs accordent des prêts aux entreprises et aux particuliers, et perçoivent en retour des intérêts mensuels selon un échéancier prédéfini.
La Suisse est une localisation inhabituelle pour une plateforme de crowdlending, en dehors de l’Union européenne, où la surveillance repose sur des organismes d’autorégulation. Sur ce terrain, 7Harvests a construit sa stratégie initiale autour de la conformité et de la gouvernance, bien que sa demande d’adhésion soit toujours en cours d’instruction.
Passons 7Harvests en revue.
Table of contents
Présentation de 7Harvests
7Harvests est une plateforme de crowdlending basée en Suisse qui met en relation investisseurs et emprunteurs européens, principalement des entreprises mais aussi des particuliers. À partir de 50 €, les investisseurs financent des prêts à la consommation, aux PME et au secteur immobilier, couverts par une obligation de rachat à deux niveaux, et perçoivent des intérêts mensuels.
La société 7 Harvests AG
7 Harvests AG est une société anonyme de droit suisse dont le siège est à Zoug, fondée en avril 2024 et immatriculée sous le numéro CHE-356.409.118, au capital social de 100 000 CHF. Son objet social couvre le développement et la gestion de technologies publicitaires et d’actifs numériques, ainsi que les opérations fiduciaires et financières.
Initialement immatriculée sous le nom Toucan Technology Solutions AG, cette société fintech de développement logiciel était spécialisée dans l’infrastructure des plateformes de crowdlending. Elle a été rachetée et rebaptisée 7 Harvests AG en mars 2026, opération suivie de la nomination d’un nouveau conseil d’administration. La plateforme a été lancée en mai 2026.
Sur le plan réglementaire, 7 Harvests AG est actuellement engagée dans une procédure d’adhésion au VQF (Verein zur Qualitätssicherung von Finanzdienstleistungen), un organisme d’autorégulation reconnu par la FINMA au titre de la loi suisse sur le blanchiment d’argent.
Le fondateur de 7Harvests
Ričardas Vandzinskas est le fondateur et le président du conseil d’administration de 7 Harvests AG. Il a débuté sa carrière dans l’audit chez KPMG et PwC, avant de devenir directeur financier de l’aéroport international de Kaunas en 2008. Il a ensuite occupé le poste de directeur financier des groupes Hoptrans, FIMA et Ruptela, ainsi que celui de directeur des investissements chez SSkyways Technics.
Dans le secteur du crowdlending, il a brièvement rejoint Aventus en 2020, le groupe derrière la plupart des sociétés de prêt de PeerBerry. Il a ensuite cofondé Hive5 en 2022 avec Andrius Rupšys, le directeur de Ruptela. Il a dirigé la plateforme en tant que directeur général et détenait 35% de la holding Hive Finance, jusqu’au rachat de sa participation par Ruptela Group en 2025.
Au-delà de son rôle de président, il investit son propre argent dans les prêts publiés sur la plateforme, un alignement d’intérêts qu’il présente comme une décision personnelle et non comme une politique d’entreprise. En tant que fondateur de 7Harvests, il détient peut-être la totalité du capital ou le partage avec d’autres investisseurs, mais cette information n’est pas divulguée.

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Gouvernance et conformité
Kurt Alexander Schöllhorn siège au conseil d’administration de 7 Harvests AG en qualité de membre indépendant. Il supervise la gestion de la société et examine sa politique de risque. Expert du secteur bancaire et financier, il anime depuis 2011 la formation du VQF sur la lutte contre le blanchiment d’argent.
Responsable du back-office et de la conformité chez F Trust AG, la société fiduciaire qui domicilie 7 Harvests AG à Zoug, il est également responsable de la lutte contre le blanchiment d’argent chez Swiss Merchant Group AG depuis 2016. Il détient des mandats dans 53 sociétés suisses, actives dans le conseil, le courtage en investissement, la gestion de fonds et l’informatique.
Daniel Wiśniewski assure la responsabilité LBA à titre indépendant et couvre la conformité, les procédures KYC et la surveillance des transactions. Titulaire de la certification CAMS, il a travaillé chez Credit Suisse puis chez Sygnum Bank, une banque suisse régulée spécialisée dans les actifs numériques. Il exerce aujourd’hui au sein du cabinet de conformité JayBee AG.
Kurt Schöllhorn
Daniel Wiśniewski
Comment fonctionne 7Harvests ?
7Harvests est une plateforme de prêt
7Harvests intervient comme intermédiaire entre emprunteurs et investisseurs. La plateforme signe elle-même le contrat de prêt avec l’emprunteur, puis cède la créance aux investisseurs qui l’ont financée, par une convention de cession de créance. Les investisseurs détiennent donc un droit de créance sur l’emprunteur, et non sur la plateforme.
Une fois le projet intégralement financé, la plateforme reverse le montant du prêt à l’emprunteur, déduction faite d’une commission de succès et d’une dotation au fonds de provision, dont aucun montant n’est rendu public. Si un emprunteur accuse un retard, ce fonds couvre les intérêts dus aux investisseurs.
7Harvests agit également comme agent de garantie au nom des investisseurs, encaissant et redistribuant les remboursements, réalisant les sûretés si nécessaire. Les investisseurs ne peuvent agir directement contre les emprunteurs. Les projets d’au moins 1 million CHF ne peuvent être publiés sans mesures réglementaires supplémentaires.
Emprunteurs et sélection des prêts
7Harvests annonce des prêts à la consommation, aux PME et au secteur immobilier sur plusieurs marchés, accordés à des particuliers et entreprises en Europe poursuivant un objectif économique clair. Les taux facturés aux emprunteurs vont de 7% à 15% par an. À ce jour, la plateforme n’a publié qu’un prêt aux entreprises.
Avant la publication d’un projet, 7Harvests examine l’historique de l’emprunteur, sa solvabilité, son business plan et son échéancier de remboursement. Les antécédents de ses dirigeants et ayants droit économiques sont aussi vérifiés. Enfin, la plateforme obtient l’accès aux registres et bases de données tierces pour toute la durée du projet.
Le premier projet publié est la brasserie artisanale lituanienne Bear and Boar, qui lève 250 000 € sur 12 mois pour du refinancement et du fonds de roulement, après avoir décuplé sa capacité en 2024. La sûreté de cette première tranche repose sur les cautions personnelles des fondateurs, un collatéral complet étant annoncé pour la suivante.
Investir sur 7Harvests
Qui peut investir ?
Pour investir sur 7Harvests, il faut avoir au moins 18 ans et faire vérifier son identité par SumSub. Les particuliers comme les entreprises peuvent ouvrir un compte, ces dernières devant fournir un extrait du registre du commerce, une preuve des pouvoirs de leur représentant et l’identité de leurs ayants droit économiques.
Les conditions générales ne s’adressent qu’aux utilisateurs résidant ou établis en Suisse, les investisseurs d’autres pays devant confirmer qu’ils ont découvert la plateforme par eux-mêmes et pris l’initiative du premier contact. Les citoyens américains sont exclus sans exception.
L’interface n’est disponible qu’en anglais, alors que le site indique que les investisseurs de la plupart des pays peuvent participer, sous réserve des réglementations locales. Ajouter des versions allemande, française et espagnole aiderait la plateforme à toucher les grandes communautés d’investisseurs en Europe.
Chronologie d’un investissement
Sur 7Harvests, l’investissement minimum par projet est de 50 €, pour des durées de 6 à 60 mois, et les montants investis sont plafonnés à 100 000 CHF par investisseur. Les rendements annoncés atteignent 15% par an, le taux exact, la durée et l’échéancier de remboursement figurant sur chaque annonce.
La structure de remboursement est définie projet par projet, sur la base d’un prêt in fine ou d’un échéancier amortissable. Dans le premier cas, les intérêts sont versés chaque mois et le principal restitué à l’échéance, le second combinant intérêts et amortissement à chaque mensualité.
Les projets restent publiés 30 jours en général, une durée que les emprunteurs peuvent prolonger avec l’accord de la plateforme. Les intérêts commencent à courir le jour où le projet est intégralement financé, et les versements sont mensuels sauf mention contraire sur l’annonce.
Si un emprunteur accuse plus de 3 jours de retard, 7Harvests continue de verser les intérêts dus aux investisseurs en puisant dans son futur fonds de provision. Ce mécanisme les protège des retards de courte durée, et il s’applique jusqu’à la reprise des paiements ou l’épuisement du fonds.
Au-delà de 30 jours, une procédure de recouvrement amiable s’ouvre pour trouver une solution avec l’emprunteur. Après 60 jours, la plateforme engage des poursuites et fait jouer les garanties. L’obligation de rachat s’applique alors, le prêt étant racheté en totalité, intérêts courus compris.
À l’inverse, si un emprunteur rembourse par anticipation, les investisseurs récupèrent leur principal et l’intégralité des intérêts courus. Dans ce cas, la période minimale d’intérêts reste de trois mois, même si le prêt est soldé plus tôt. Ces montants sont alors crédités sur le compte de l’investisseur, prêts à être réinvestis ou retirés.
Processus d’inscription
L’inscription sur 7Harvests nécessite un nom, un numéro de téléphone et un e-mail. Les investisseurs peuvent ensuite commencer la vérification d’identité, qui prend généralement quelques minutes. Outre le selfie habituel, ils doivent téléverser une pièce d’identité valide et un justificatif de domicile.
Pour activer dépôts et retraits, les investisseurs doivent ensuite enregistrer leur compte bancaire en virant un petit montant sur leur compte 7Harvests. Les dépôts se font par virement SEPA à partir de 50 €, crédités sous un à deux jours ouvrés. Aucune commission n’est prélevée sur les dépôts, investissements ou retraits.
La plateforme offre actuellement un bonus de bienvenue de 21 € aux nouveaux investisseurs, crédité en trois fois pour l’inscription, la vérification et le premier investissement. Le programme de parrainage 7Circle ajoute un cashback ou une majoration de taux permanente allant jusqu’à 1%, accordée au parrain comme au filleul.
En plus des rendements standards, 7Harvests a mis en place un programme de fidélité qui s’applique sur toute la durée de l’investissement. Le montant investi est la seule condition, sans ancienneté minimale requise. Il existe 3 niveaux :
- Palier 1 Seed : +1% dès 1 000 € investis
- Palier 2 Growth : +2% dès 10 000 € investis
- Palier 3 Harvest : +3% dès 35 000 € investis
Comment investir sur 7Harvests ?
7Harvests propose trois façons d’investir, chacune à un niveau d’investissement différent. La sélection manuelle est accessible à tous, l’Auto-Invest simple à partir de 1 000 € investis, et l’Auto-Invest avancé à partir de 10 000 €. Ces seuils correspondent aux deux premiers paliers du programme de fidélité.
Investir manuellement consiste à parcourir les annonces actives, chacune assortie d’une note de risque de A à E, d’une durée et d’un taux d’intérêt. La documentation complète du prêt est accessible avant tout engagement financier, ce qui permet d’évaluer l’emprunteur et les garanties attachées au projet.
L’Auto-Invest simple alloue entre 10 € et 50 € par prêt, une fois définis un niveau de risque, un objectif de diversification d’au moins 20 prêts et des règles de réinvestissement. L’Auto-Invest avancé ajoute des filtres sur le pays, le type de prêt, le prêteur, la durée et le ratio prêt-valeur (LTV). Les deux stratégies se modifient ou s’arrêtent à tout moment.
Risqué d’investir sur 7Harvests ?
En attendant son adhésion au VQF, 7Harvests a déjà mis en place plusieurs protections : une gouvernance identifiée, une garantie de rachat à deux niveaux et des comptes clients ségrégués. La plateforme reste néanmoins jeune, avec un historique très court et une diversification trop limitée.
Les Forces de 7Harvests
Garantie de rachat à deux niveaux
7Harvests indique que tous les prêts publiés sont couverts par une garantie de rachat. Si un emprunteur accuse plus de 60 jours de retard, la créance est rachetée en totalité, avec les intérêts courus jusqu’à cette date. Avant cela, le futur fonds de provision est censé couvrir les intérêts mensuels dès le troisième jour de retard.
7Harvests s’engage par ailleurs à intervenir au niveau de la plateforme, comme le fait Income Marketplace avec sa Junior Share. Pour soutenir cet engagement, la société affirme maintenir en permanence un ratio de trésorerie sur portefeuille d’au moins 10%, prélevé sur ses propres liquidités d’exploitation.
À ce jour, le seul projet publié a été contracté directement par 7 Harvests AG, sans société de prêt intermédiaire entre l’emprunteur et la plateforme. Ni le fonds de provision ni le matelas de liquidités n’ont été chiffrés, alors que ces montants donneraient au dispositif la consistance que sa conception laisse espérer.
Gouvernance identifiée
Dans un post LinkedIn publié peu après le lancement, le fondateur a cité trois fonctions de contrôle : un administrateur indépendant, un responsable LBA et un auditeur externe. Deux de ces nominations sont vérifiables au registre du commerce suisse, ce que peu de plateformes divulguent à ce stade.
Expert du secteur bancaire et financier, concepteur et animateur de la formation du VQF sur la lutte contre le blanchiment d’argent depuis 2011, Kurt Schöllhorn connaît de l’intérieur ce que l’organisme d’autorégulation attend de ses membres, au moment même où 7 Harvests AG est candidate à cette adhésion.
Son indépendance mérite une nuance, puisqu’il dirige le back-office et la conformité de F Trust AG, la société fiduciaire qui domicilie l’entreprise qu’il surveille. Il en va de même pour l’auditeur : le rapport publié par 7Harvests est signé par deux experts-réviseurs agréés de bePartner AG, et non par l’auditeur cité au lancement.
Comptes clients ségrégués
7Harvests indique que l’argent des clients est déposé sur un compte distinct de sa propre trésorerie d’exploitation, ouvert auprès de banques suisses. En cas de liquidation, un administrateur tiers reprendrait la gestion des prêts et les remboursements se poursuivraient selon l’échéancier initial.
Cette protection couvre les liquidités en attente sur le compte, et non le capital déjà prêté, qui reste exposé au risque de défaut de l’emprunteur. Aucune banque ni établissement de paiement n’a encore été désigné comme dépositaire de ces comptes, le dispositif reposant sur la seule déclaration de la plateforme.
Les conditions générales sont également explicites sur ce que la ségrégation n’apporte pas. L’argent des clients échappe au système suisse de garantie des dépôts et ne bénéficie d’aucun rang privilégié en cas de faillite de 7 Harvests AG, le même document reconnaissant un risque de perte totale.
Les Faiblesses de 7Harvests
Aucun historique
7Harvests a ouvert au public en mai 2026 et n’a encore publié aucune statistique de son portefeuille. Les volumes financés, la performance de remboursement, les encours, les prêts en retard et les rendements moyens manquent, si bien qu’aucune mesure concrète ne permet de juger de la performance réelle de la plateforme.
Par ailleurs, le reporting financier et opérationnel trimestriel annoncé en page d’accueil n’a donné lieu à aucune publication. Les seuls états financiers accessibles aux investisseurs portent sur la période antérieure au démarrage de la plateforme.
Publier une page de statistiques dès le départ, même avec un seul projet, donnerait déjà aux investisseurs un premier point de repère. Communiquer des chiffres sur les projets refusés, sujet que la plateforme a abordé sur son blog, montrerait aussi le degré de sélectivité de sa due diligence.
Régulation encore en attente
7Harvests ne détient ni agrément au titre du règlement européen sur le financement participatif, ni autorisation MiFID II. Un agrément européen imposerait des exigences de fonds propres, la supervision continue d’une autorité nationale, une fiche d’information standardisée pour chaque projet et un test d’adéquation pour les nouveaux venus, comme sur Debitum.
7 Harvests AG suit néanmoins la procédure d’adhésion au VQF, qui la placerait sous un organisme d’autorégulation reconnu par la FINMA en matière de LBA. Le droit suisse impose de véritables obligations dans ce domaine, avec un contrôle périodique et une conformité confiée à un professionnel certifié.
Le fondateur a expliqué ce choix en invoquant les comptes investisseurs ségrégués, une conformité continue et un auditeur certifié en Suisse. Ces garde-fous ne sont pas propres à la Suisse, comme le montre Maclear. Le cadre européen ajouterait les exigences de fonds propres et la supervision évoquées plus haut.
Le site web contredit les CGU
Plusieurs chiffres affichés sur le site ne correspondent pas aux conditions générales. Le site annonce un investissement minimum de 50 € et des rendements atteignant 15% par an, là où le document contractuel fixe un minimum de 500 € et plafonne les intérêts à 12%. Les investisseurs doivent garder à l’esprit que le contrat prime.
Il en va de même pour le public visé. Selon la FAQ du site, les investisseurs de la plupart des pays peuvent participer, sans restriction à l’Europe, alors que le contrat réserve le service comme le programme de parrainage à la seule Suisse. Les non-résidents doivent confirmer avoir approché la plateforme d’eux-mêmes.
Rien de tout cela n’empêche un investisseur de lire les deux documents, les conditions générales étant complètes et librement accessibles sans inscription. Aligner les pages marketing sur le contrat lèverait néanmoins une ambiguïté qui ne sert personne, à commencer par la plateforme elle-même.
Diversification limitée
7Harvests annonce des prêts à la consommation, aux PME et au secteur immobilier sur plusieurs marchés, mais un seul prêt aux entreprises a été publié à ce jour. Construire un portefeuille réparti entre secteurs, pays et types de prêts est donc impossible aujourd’hui, quel que soit le montant investi.
Les outils sont déjà en place pour le jour où elle le deviendra. L’Auto-Invest avancé propose des filtres sur le pays, le type de prêt, la durée et le ratio prêt-valeur (LTV), et la stratégie automatisée simple fixe un objectif de diversification d’au moins vingt prêts.
Ce qui manque encore, c’est le flux de projets qui donnerait matière à ces filtres. Tant que plusieurs annonces ne coexisteront pas, les investisseurs concentrent leur exposition sur très peu d’emprunteurs, ce que la diversification est précisément censée éviter. Revest présente le même type de limite.
Pas de marché secondaire
7Harvests annonce des durées de prêt de 6 à 60 mois, sans aucun moyen de sortir avant l’échéance. Les conditions générales prévoient un cadre juridique pour un marché secondaire, avec une convention de cession entre investisseurs, mais rien n’a encore été mis en place sur la plateforme.
Pour les investisseurs à moyen et long terme, cette absence n’est pas nécessairement un problème, leur horizon correspondant déjà à la durée des projets publiés. De plus, l’absence de marché secondaire empêche la spéculation observée sur des plateformes comme Esketit, où les créances se revendent avec une prime.
Une formulation mérite néanmoins notre attention. Les retraits sans délai annoncés en page d’accueil ne concernent que les liquidités inutilisées sur le compte, non le capital engagé dans un projet. Avec des durées pouvant atteindre cinq ans, comme sur Lendermarket, les investisseurs doivent calibrer leur allocation en conséquence.
Opinion sur 7Harvests
Lancée en mai 2026, 7Harvests propose surtout des prêts aux entreprises dès 50 €, avec des rendements annoncés atteignant 15% par an. La plateforme met en avant plusieurs mécanismes de protection, dont une obligation de rachat déclenchée après 60 jours et un second niveau qu’elle assume, aucun n’étant à ce jour chiffré ni éprouvé.
Nommer dès le départ un administrateur, un responsable LBA certifié et un auditeur externe est un bon signal. Mais au-delà d’un audit portant sur une période antérieure au démarrage de la plateforme, aucun rapport ni livrable n’a encore été publié. Publier ces travaux au fil de l’eau donnerait corps à cette structure.
Dans le même esprit, il importe d’obtenir rapidement l’adhésion au VQF, puisqu’elle apporterait une première confirmation externe de conformité. Pour autant, cette adhésion resterait limitée à la lutte contre le blanchiment d’argent, 7Harvests devant encore démontrer sa solidité financière et la protection des investisseurs.
Juger de la performance à venir de la plateforme est difficile avec un seul projet publié. Aucune statistique de portefeuille n’a été publiée et le reporting trimestriel annoncé en page d’accueil se fait attendre. Proposer un jeu minimal de statistiques, même à ce stade précoce, montrerait une réelle volonté de transparence sur son historique.
Élargir l’offre est tout aussi urgent. Des prêts à la consommation, aux PME et au secteur immobilier sont annoncés sur plusieurs marchés, mais un seul prêt aux entreprises a été publié à ce jour, sans calendrier pour les suivants. Tant que plusieurs annonces ne coexisteront pas, les investisseurs ne peuvent répartir leur exposition.
Pour conclure, 7Harvests a bâti ses fondations avant son historique, ce qui paraît une démarche logique. Les prochains mois diront si cette structure soigneusement conçue se traduit par la publication de chiffres, par l’obtention de l’adhésion au VQF et par un flux régulier de projets que les investisseurs puissent réellement évaluer.
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À propos de l’auteur
Silvère est économiste et ingénieur informatique avec de nombreuses années d'expérience en gestion d'entreprise, investissement FinTech et marketing digital. Il investit principalement dans le crowdlending : prêt aux particuliers, prêt aux entreprises et crowdfunding immobilier.
Sources de l’article
1. Page LinkedIn de 7Harvests
2. Chaîne YouTube de 7Harvests
3. FINMA – Recherche de membres OAR
4. Extrait du registre du commerce
5. Pourquoi le fondateur a créé la plateforme
6. Premier projet publié – Bear and Boar
7. Administrateur, responsable LBA et auditeur
8. Le fonctionnement du 7Circle
9. La promesse de rachat
10. Que se passe-t-il si la plateforme ferme
11. Les prêts refusés
12. Bonus de bienvenue de 21 €
13. Lutte contre le blanchiment d’argent
14. Conditions générales
15. Comment ça marche
16. FAQ
17. À propos de la plateforme
18. États financiers audités 2024-2025
















